Depuis que le soleil a brûlé
 

Michaël D AuzonDanseur, chorégraphe, réalisateur et artiste pluridisciplinaire français, Michaël d’Auzon œuvre dans le spectacle vivant et les arts visuels depuis le milieu des années 90.

Après des débuts au Ballet de Lorraine, il est directeur artistique de la Compagnie l’Instant à Nancy, chorégraphe invité dans différents théâtres européens, et artiste indépendant accueilli en résidence.

Son travail, marqué par un langage du corps très personnel, se décline sur scène, sous forme d’installation vidéo, de photographies, de sculptures, de films d’artiste et d’œuvres de fiction.


EN QUELQUES DATES :

1999 Lauréat des pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, Helsinki / 2006 Chorégraphe invité au Ballet du Landestheater d’Innsbruck / 2008 Artiste en résidence au Centre Français de Berlin / 2009 Exposition collective, Biennale d’Art Contemporain, Metz / 2011 Exposition collective, La Mama Gallery, New York / 2011 Chorégraphe sélectionné à Reconnaissance, concours des Centres Chorégraphiques Nationaux / 2012 Artiste en résidence à la Corderie Royale de Rochefort / 2014 Exposition collective, Mac2000, Paris / 2015 Prix spécial du Jury, festival de court métrage Armoricourt

Plus d’infos sur le travail de Michaël d’Auzon : www.michaeldauzon.com

 


film indépendant
independent movie
 

Dans mon parcours, au travers du spectacle vivant et des arts visuels, j’ai longuement pratiqué l’improvisation, qui bien au delà d’être une forme d’expression artistique, est pour moi une discipline de l’esprit et un principe de vie. C’est une pratique qui ne finit pas de m’enseigner la présence à soi-même, ainsi qu’à peser la justesse de chaque geste déposé, de chaque parole prononcée, que ce soit dans l’écriture d’une œuvre dont elle est un fondement, ou dans la vie. Elle m’a aussi donné le thème central du travail d’auteur que je développe depuis maintenant de nombreuses années, et que j’appelle la recherche de la nécessité intérieure.

En écrivant le scénario de ce film, je voulais exprimer les enjeux de ce thème que je mûris depuis longtemps, sous la forme d’un récit cinématographique qui s’adresserait à tous. J’ai eu envie de raconter un voyage, qui emporterait le spectateur dans un univers de conte, un univers où je pourrais parler de ce que recherche l’artiste dans sa démarche de création, et en faire dans le même temps l’image métaphorique d’une question plus large, qui serait celle du sens profond de toute vocation.

Les personnages que j’ai imaginés, leur quête d’absolu, leur besoin de s’éloigner du monde pour donner du sens à leurs gestes, me viennent aussi de notre époque. Cette histoire entre peut-être, du moins je l’espère, en résonance avec un monde où émerge un besoin de retrouver le temps, d’arrêter notre course en avant, et de regarder en face nos véritables aspirations intérieures, plutôt que d’être aspiré par le flux des sollicitations extérieures, ce qui est aussi un thème de ce film.

Dans ce film, je souhaite développer une poésie corporelle, visuelle, et sonore, qui puisse transmettre au spectateur la perception d’un certain rythme, le rythme d’une écoute du monde bienveillante et attentive. C’est une envie formelle très forte et ambitieuse, qui prend du temps. Du temps de conception, du temps de recherche, des allers et retours intuitifs entre les différentes étapes de la fabrication du film.

Avec mon équipe de collaborateurs, nous avons choisi de travailler selon un rythme organique qui permet d’envisager le cinéma comme un vrai espace de création, et si l’indépendance que ce rythme nécessite en termes de production présente des défis à relever, il nous donne avant tout la possibilité d’être en cohérence avec une authenticité artistique dont nous espérons que ce film sera le témoignage.

Michaël d’Auzon

 


 



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